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DROIT

Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:25

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Les syndicats de Pôle emploi sonnent l'alarme sur les suicides

Emilie Lévêque -  13/10/2009 17:16:00 
Reuters / Eric gaillard
Un demandeur d'emploi parle avec un conseiller de Pôle emploi
 

Depuis la fusion de l'ANPE et des Assedic en janvier dernier, le stress et la souffrance au travail à Pôle emploi montent en flèche. Les syndicats craignent l'augmentation du nombre de suicides. La direction reste discrète sur le phénomène. L'Expansion.com a mené l'enquête.

"Pôle emploi est au bord de l'implosion". C'est le constat alarmant dressé lundi par le Snutef-FSU, un syndicat d'inspecteurs du travail, qui tire la sonnette d'alarme : "Il y a déjà eu plusieurs suicides liés au travail à Pôle emploi". "Je sais qu'il y a plusieurs cas de suicides", nous confie un intervenant extérieur chez Pôle emploi, sous couvert d'anonymat.

La semaine dernière, un agent du Pôle Emploi de Bonne Source à Narbonne (Aude), a tenté de se suicider dans son bureau. Adjoint au directeur, il avait un poste à fortes responsabilités. Selon Midilibre.fr, l'homme subissait un harcèlement régulier depuis des semaines et la fusion entre l'ANPE et les Assedic. D'autres tentatives de suicide d'agents de Pôle emploi se sont déroulées récemment en Pays de Loire et dans le Languedoc-Roussillon, selon les syndicats de l'organisme public de l'emploi. En février dernier, un employé du Pôle emploi de Saint-Quentin dans l'Aisne s'est pendu la nuit sur son lieu de travail.

Officiellement, un suicide et cinq tentatives ont été enregistrés depuis le début de l'année à Pôle emploi sur le lieu de travail, selon le bilan présenté par la direction aux élus du personnel lors d'un CNHSCT (Comité National d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) vendredi 9 octobre. Les syndicats veulent ajouter à ce compteur les tentatives de suicides ou suicides en dehors du lieu de travail. Selon eux, il y en aurait eu une douzaine, voire une quinzaine depuis un an. Leurs réponses à cette question sont discordantes.

Y a-t-il une omerta sur les suicides?

"Nous n'avons pas de liste exhaustive, la direction ne communique pas dessus. Nous n'avons que des bribes d'informations", explique Loïc Barboux, délégué syndical FO à Pôle emploi. "Difficile de compiler les chiffres car les CHSCT régionaux sont isolés et la direction fait tout pour éviter un regroupement", poursuit Martin Houdan, élu SNU-FSU au CNHSCT de Pôle emploi. "Au niveau de la direction, c'est l'omerta totale, renchérit Philippe Sabater, responsable national SNU-FSU de Pôle emploi. Cela concerne aussi bien les tentatives de suicides que les arrêts maladie. Mais l'alerte est sérieuse ! La principale conclusion des expertises réalisées par des cabinets indépendants pour des CHSCT régionaux depuis le début de l'année est que l'entreprise présente des risques psychosociaux alarmants", ajoute-t-il.

"Les chiffres sont connus et communiqués lors des CHSCT, se défend la direction de la communication de Pôle emploi. Concernant les chiffres des suicides à domicile, il est délicat d'en connaître les causes et de les lier au travail. De même, nous ne connaissons pas le nombre d'arrêts de travail pour dépression, en raison du secret médical."

Pour les syndicats, la fusion entre les ex-ANPE et Assedics est à l'origine de la souffrance au travail des agents de Pôle emploi. "Je ne veux pas pousser la comparaison avec France Télécom mais ces suicides sont du même ordre puisqu'ils mettent en cause la réorganisation de l'entreprise, des métiers et des compétences", souligne Martin Houdan (SNU-FSU). "Il y a une réelle souffrance au travail à Pôle emploi, liée à la fusion à marche forcée ", confie Jean-Cyril Le Goff, délégué syndical national UNSA de Pôle emploi. Son syndicat s'était pourtant prononcé en faveur de la fusion. Mais la direction"confond vitesse et précipitation", précise-t-il. "Les salariés sont soumis à des objectifs de la direction et du gouvernement ; ils sont soumis à d'autant plus de pression que le nombre de chômeurs explose."

En réponse à cette situation, la direction avance les mesures déjà prises pour accompagner la fusion, comme la mise en place d'un numéro vert d'assistance ou des cellules de veille psychologique. Un questionnaire sera envoyé en novembre aux 46.000 salariés de Pôle emploi afin d'"identifier les causes et les facteurs qui peuvent créer un risque de souffrance au travail". A partir de ce diagnostic seront établis "des plans d'action aussi bien au niveau régional qu'au niveau national".

Les difficultés de la fusion, un sujet politiquement sensible

Cette réponse ne satisfait pas les syndicats. "Les mesures annoncées sont extrêmement désinvoltes par rapport à la gravité du malaise des salariés", estimeMartin Houdan (SNU-FSU). "Ce sont des mesures curatives, critique Jean-Cyril Le Goff. Il faut aller plus loin à la racine du mal, en ralentissant le rythme de fusion des sites et des métiers et en augmentant les moyens humains."

Admettre les difficultés de la fusion entre les Assedic et l'ANPE, née juridiquement le 19 décembre 2008 et effective depuis le 5 janvier 2009, est un exercice politiquement sensible. En dépit d'un grand nombre de témoignages et reportages sur la malaise des agents de Pôle emploi, la direction et le gouvernement persistent à vanter les mérites de cette réforme, voulue par Nicolas Sarkozy. "Je ne ressens pas du tout de grand bazar ni dans la gestion quotidienne de Pôle emploi ni dans l'ambiance de travail", a lancé en septembre Christian Charpy.

Une chose est certaine : cette analyse du directeur général de Pôle emploi ne pourra être officiellement infirmée. En effet, la Direction générale du Travail a donné à l'inspection du travail la consigne de s'abstenir d'intervenir chez Pôle emploi. Motif : le statut particulier de ce "mouton à cinq pattes", entre public et privé. "Nous permettre d'enquêter chez Pole Emploi - pour, par exemple, proposer ensuite une mise en demeure signée du directeur départemental du travail exigeant une évaluation sérieuse des risques psychosociaux et un plan d'action - pourrait paraître "politiquement incorrect" dans le giron du service public de l'emploi", déplore le SNU-TEF.

Sept syndicats de Pôle emploi ont appelé à une grève unitaire de 24 heures le 20 octobre prochain. Ils dénoncent notamment "la dégradation des conditions de travail". "Au nom de l'affichage d'une fusion "réussie", Pôle Emploi crée mal-être pour les agents et services dégradés pour les usagers", explique le communiqué de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, Snpa, SNU, Unsa, Sud emploi). Risques psychosociaux et mauvaises conditions de travail seront également au menu d'une réunion extraordinaire du CNHSCT fin octobre.

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 11:54

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Non à cette taxe Carbone, rendue inefficace par le gouvernement

Après un débat d’experts qui avaient trouvé un compromis sur une taxe carbone d’au moins 32€ la tonne pour être efficace, nous nous retrouvons face au fait du prince, qui décide seul d’une taxe à 17€ et de sa compensation intégrale, sans mettre en place une politique qui permettrait d’avoir le choix d’une consommation alternative. L’idée d’une taxe écologique est foulée aux pieds, vidée de son contenu et l’absence inévitable de résultat lui fera perdre toute crédibilité. Son inefficacité est certaine :

- à cause de la très faible augmentation du prix des énergies taxées qu’elle entraîne et de son

remboursement. Un seul exemple : tout le monde affirme qu’il faut résoudre le problème des transports qui restent le principal émetteur de CO2, qu’il faut transférer du trafic de la route sur le rail. La taxe pourrait représenter un outil dans ce sens, mais le gouvernement vient de baisser la taxe à l’essieu, va faire cadeau de la taxe professionnelle, annonce des compensations fiscales supplémentaires pour aider les entreprises de la route. Pendant ce temps, la SNCF ne récupèrera pas toute sa taxe professionnelle et annonce la suppression de 60 % de ses wagons de fret isolés jugés les moins rentables

- à cause de l’absence d’une politique offrant le choix de consommer autrement. Nous dénonçons le remboursement de la taxe qui prive de moyens financiers une vraie politique de préservation de l’environnement. Les comportements de consommation ne changeront pas si une alternative de consommation n’est pas offerte. Inciter à moins utiliser la voiture nécessite d’améliorer la qualité et la rapidité de transports collectifs très peu chers voire même gratuits. Baisser la consommation de chauffage impose une politique de rénovation massive des bâtiments. A ce sujet, nous protestons contre l’incitation sous tendue à consommer de l’électricité du fait de sa non « inscription » à la taxe carbone, au lieu d’imposer de nouvelles normes de construction. Offrir le choix de consommer autrement nécessite une politique environnementale, des plans de rénovation massifs des habitats collectifs, de densification urbaine, de relocalisation de l’économie et de la production agricole, de transfert du trafic routier vers des modes plus respectueux de l’environnement, de réorientation des investissements vers les énergies renouvelables et les projets écologiquement soutenables, de protection et financement collectif des biens publics mondiaux tels que l’énergie, les forêts, la terre et l’eau…Nous sommes opposés également à l’accroissement des injustices sociales liées à cette taxe qui frappe aveuglément : elle est mise en place tandis que régressent encore les impôts sur le revenu, le seul impôt payé par chacun selon ses possibilités. Les plus riches continueront de vivre comme avant, sans être pénalisés par la taxe.

L’apparente contradiction entre la nécessité d’une taxe élevée et l’impossibilité de pénaliser encore les plus démunis se résout par une politique fiscale plus juste s’appuyant sur une plus grande place à l’impôt progressif sur le revenu, sans bouclier fiscal, et une baisse de la TVA qui frappe aveuglément et représente la moitié de rentrées fiscales. Soyons réalistes, le prix des matières premières fossiles en disparition ne pourra qu’augmenter en flèche. Cette augmentation des prix pourrait être anticipée, étalée par une taxe écologique d’un niveau très élevé qui s’insère dans une politique environnementale offrant le choix de consommer autrement, qui ne pénalise pas les plus démunis en leur attribuant gratuitement les produits de première nécessité

COMMUNIQUE UNION SYNDICALE SOLIDAIRES

16 septembre 2009

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE

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