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QUI SOMMES NOUS?

SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE refuse de se laisser lier les mains
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE développe son action en fonction des seuls intérêts
du monde du travail, quel que soit le pouvoir en

place. Pour nous, faire du syndicalisme est un choix
non un plan de carrière, ni une profession. A ce titre,
nous refusons de bénéficier d’avantages particuliers
liés à notre activité syndicale.Un syndicat indépendant sans être
neutre.La défense des salariés ne s’arrête pas une fois franchie
la porte de l’Etablissement. C’est pourquoi nous
participons aux mobilisations pour défendre les services
publics, les chômeurs, les sans droits, pour l’égalité
des femmes et des hommes, contre le racisme et
l’extrême droite ou pour une « autre mondialisation ».
C’est aussi pourquoi nous appartenons à l’Union Syndicale
Solidaires qui, avec ses 90 000 adhérents regroupe
des syndicats de tous les secteurs professionnels.

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AGENTS DE PÔLE EMPLOI
PRECAIRES - CHÔMEURS - EXCLUS
Lundi 19 octobre 2009

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Les raisons de la colère

Le mépris de la Direction et du Gouvernement n’est plus supportable

Nous pensons que la préservation de l’intégrité physique et mentale des personnels et des usagers de Pole Emploi mérite ce niveau de lutte et d’engagement.

 

Avec ce mouvement fort et déterminé, nous voulons dire « Ras l’Pôle » mais surtout

STOP à la souffrance des agents,

STOP à la maltraitance des usagers de Pôle Emploi,

STOP au silence assourdissant d’une Direction aveugle et sourde à nos revendications.

 

Dans l’immédiat, il est urgent de marquer un coup d’arrêt à tous les dispositifs que nous identifions clairement comme anxiogènes, sources de souffrances des personnels et de maltraitance des usagers :

-          arrêt des déploiements de sites mixtes - vitrine magique de la fusion - qui ne marchent pas, et qui sont organisés en dépit du bon sens

-          arrêt des expérimentations sauvages, notamment de l’« Entretien Unique » d’inscription

-         arrêt du renvoi systématique aux plateformes téléphoniques (3949) ou internet 

 

Tout usager qui se rend dans un site doit pouvoir être reçu par un conseiller. Plus que jamais, Pôle Emploi doit donc embaucher et former massivement pour mettre en face de chaque demandeur d’emploi, de chaque entreprise des agents spécialisés dans leur métier, indemnisation et/ou placement qui apporteront des réponses adaptées et personnalisées plus pertinentes du point de vue social et économique.

 

Nos alertes répétées ne sont pas entendues par notre Direction Générale qui suit la ‘feuille de route’ politique et idéologique d’un gouvernement voulant « à tout prix » afficher la réussite de la fusion à l’approche des élections régionales.

 

Pour secouer les consciences et obtenir ces mesures concrètes et urgentes nous appelons donc tous les personnels de Pôle Emploi à se mobiliser

dans une grève reconductible à partir du 20 octobre

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE
Vendredi 16 octobre 2009

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Les syndicats de Pôle emploi sonnent l'alarme sur les suicides

Emilie Lévêque -  13/10/2009 17:16:00 
Reuters / Eric gaillard
Un demandeur d'emploi parle avec un conseiller de Pôle emploi
 

Depuis la fusion de l'ANPE et des Assedic en janvier dernier, le stress et la souffrance au travail à Pôle emploi montent en flèche. Les syndicats craignent l'augmentation du nombre de suicides. La direction reste discrète sur le phénomène. L'Expansion.com a mené l'enquête.

"Pôle emploi est au bord de l'implosion". C'est le constat alarmant dressé lundi par le Snutef-FSU, un syndicat d'inspecteurs du travail, qui tire la sonnette d'alarme : "Il y a déjà eu plusieurs suicides liés au travail à Pôle emploi". "Je sais qu'il y a plusieurs cas de suicides", nous confie un intervenant extérieur chez Pôle emploi, sous couvert d'anonymat.

La semaine dernière, un agent du Pôle Emploi de Bonne Source à Narbonne (Aude), a tenté de se suicider dans son bureau. Adjoint au directeur, il avait un poste à fortes responsabilités. Selon Midilibre.fr, l'homme subissait un harcèlement régulier depuis des semaines et la fusion entre l'ANPE et les Assedic. D'autres tentatives de suicide d'agents de Pôle emploi se sont déroulées récemment en Pays de Loire et dans le Languedoc-Roussillon, selon les syndicats de l'organisme public de l'emploi. En février dernier, un employé du Pôle emploi de Saint-Quentin dans l'Aisne s'est pendu la nuit sur son lieu de travail.

Officiellement, un suicide et cinq tentatives ont été enregistrés depuis le début de l'année à Pôle emploi sur le lieu de travail, selon le bilan présenté par la direction aux élus du personnel lors d'un CNHSCT (Comité National d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) vendredi 9 octobre. Les syndicats veulent ajouter à ce compteur les tentatives de suicides ou suicides en dehors du lieu de travail. Selon eux, il y en aurait eu une douzaine, voire une quinzaine depuis un an. Leurs réponses à cette question sont discordantes.

Y a-t-il une omerta sur les suicides?

"Nous n'avons pas de liste exhaustive, la direction ne communique pas dessus. Nous n'avons que des bribes d'informations", explique Loïc Barboux, délégué syndical FO à Pôle emploi. "Difficile de compiler les chiffres car les CHSCT régionaux sont isolés et la direction fait tout pour éviter un regroupement", poursuit Martin Houdan, élu SNU-FSU au CNHSCT de Pôle emploi. "Au niveau de la direction, c'est l'omerta totale, renchérit Philippe Sabater, responsable national SNU-FSU de Pôle emploi. Cela concerne aussi bien les tentatives de suicides que les arrêts maladie. Mais l'alerte est sérieuse ! La principale conclusion des expertises réalisées par des cabinets indépendants pour des CHSCT régionaux depuis le début de l'année est que l'entreprise présente des risques psychosociaux alarmants", ajoute-t-il.

"Les chiffres sont connus et communiqués lors des CHSCT, se défend la direction de la communication de Pôle emploi. Concernant les chiffres des suicides à domicile, il est délicat d'en connaître les causes et de les lier au travail. De même, nous ne connaissons pas le nombre d'arrêts de travail pour dépression, en raison du secret médical."

Pour les syndicats, la fusion entre les ex-ANPE et Assedics est à l'origine de la souffrance au travail des agents de Pôle emploi. "Je ne veux pas pousser la comparaison avec France Télécom mais ces suicides sont du même ordre puisqu'ils mettent en cause la réorganisation de l'entreprise, des métiers et des compétences", souligne Martin Houdan (SNU-FSU). "Il y a une réelle souffrance au travail à Pôle emploi, liée à la fusion à marche forcée ", confie Jean-Cyril Le Goff, délégué syndical national UNSA de Pôle emploi. Son syndicat s'était pourtant prononcé en faveur de la fusion. Mais la direction"confond vitesse et précipitation", précise-t-il. "Les salariés sont soumis à des objectifs de la direction et du gouvernement ; ils sont soumis à d'autant plus de pression que le nombre de chômeurs explose."

En réponse à cette situation, la direction avance les mesures déjà prises pour accompagner la fusion, comme la mise en place d'un numéro vert d'assistance ou des cellules de veille psychologique. Un questionnaire sera envoyé en novembre aux 46.000 salariés de Pôle emploi afin d'"identifier les causes et les facteurs qui peuvent créer un risque de souffrance au travail". A partir de ce diagnostic seront établis "des plans d'action aussi bien au niveau régional qu'au niveau national".

Les difficultés de la fusion, un sujet politiquement sensible

Cette réponse ne satisfait pas les syndicats. "Les mesures annoncées sont extrêmement désinvoltes par rapport à la gravité du malaise des salariés", estimeMartin Houdan (SNU-FSU). "Ce sont des mesures curatives, critique Jean-Cyril Le Goff. Il faut aller plus loin à la racine du mal, en ralentissant le rythme de fusion des sites et des métiers et en augmentant les moyens humains."

Admettre les difficultés de la fusion entre les Assedic et l'ANPE, née juridiquement le 19 décembre 2008 et effective depuis le 5 janvier 2009, est un exercice politiquement sensible. En dépit d'un grand nombre de témoignages et reportages sur la malaise des agents de Pôle emploi, la direction et le gouvernement persistent à vanter les mérites de cette réforme, voulue par Nicolas Sarkozy. "Je ne ressens pas du tout de grand bazar ni dans la gestion quotidienne de Pôle emploi ni dans l'ambiance de travail", a lancé en septembre Christian Charpy.

Une chose est certaine : cette analyse du directeur général de Pôle emploi ne pourra être officiellement infirmée. En effet, la Direction générale du Travail a donné à l'inspection du travail la consigne de s'abstenir d'intervenir chez Pôle emploi. Motif : le statut particulier de ce "mouton à cinq pattes", entre public et privé. "Nous permettre d'enquêter chez Pole Emploi - pour, par exemple, proposer ensuite une mise en demeure signée du directeur départemental du travail exigeant une évaluation sérieuse des risques psychosociaux et un plan d'action - pourrait paraître "politiquement incorrect" dans le giron du service public de l'emploi", déplore le SNU-TEF.

Sept syndicats de Pôle emploi ont appelé à une grève unitaire de 24 heures le 20 octobre prochain. Ils dénoncent notamment "la dégradation des conditions de travail". "Au nom de l'affichage d'une fusion "réussie", Pôle Emploi crée mal-être pour les agents et services dégradés pour les usagers", explique le communiqué de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, Snpa, SNU, Unsa, Sud emploi). Risques psychosociaux et mauvaises conditions de travail seront également au menu d'une réunion extraordinaire du CNHSCT fin octobre.

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE

ETHIQUE

 

Notre métier, c’est en priorité d’aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail, et c’est ce que les chômeurs attendent légitimement de nous. Or
IL N ‘Y A PAS D’EMPLOI POUR TOUS
La multiplication des entretiens ne créera pas d’emploi mais augmentera les risques, pour les demandeurs, d’être contraints, harcelés et sanctionnés

Nous,SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE, déclarons ne pas vouloir nuire, de quelque façon que ce soit, à des gens blessés par la privation d’emploi et de revenu.
Nous refusons d’exclure de l’exclusion et nous ne générerons plus aucune radiation sans avoir pris le soin d’en mesurer la portée morale et les préjudices

Nous proposerons mais n’imposerons pas les prestations.
Nous ne mettrons pas de force les chômeurs dans des petites cases.

Nous n’utiliserons pas le chantage à la radiation.
Nous refusons d’être désignés nommément à la colère des chômeurs.
Nous refusons d’être une police sociale conditionnée à la répression au détriment de notre mission de service public de conseil à l’emploi.
Ni les chômeurs ni les salariés des services de l'emploi ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation du marché de l’emploi et de la précarisation croissante.

Nous sommes solidaires des chômeurs.
Nous refusons de contribuer à la production de chiffres falsifiés, fausses offres et faux entretiens, et nous choisissons de recentrer nos pratiques professionnelles sur l’aide à nos usagers dans le respect de leurs droits de citoyens.
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE
 

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