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SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE refuse de se laisser lier les mains
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE développe son action en fonction des seuls intérêts
du monde du travail, quel que soit le pouvoir en

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non un plan de carrière, ni une profession. A ce titre,
nous refusons de bénéficier d’avantages particuliers
liés à notre activité syndicale.Un syndicat indépendant sans être
neutre.La défense des salariés ne s’arrête pas une fois franchie
la porte de l’Etablissement. C’est pourquoi nous
participons aux mobilisations pour défendre les services
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des femmes et des hommes, contre le racisme et
l’extrême droite ou pour une « autre mondialisation ».
C’est aussi pourquoi nous appartenons à l’Union Syndicale
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AGENTS DE PÔLE EMPLOI
PRECAIRES - CHÔMEURS - EXCLUS
Jeudi 20 août 2009

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Depuis la prison, l’interview de Gérard Jodar, secrétaire général de L’USTKE

 

 

Aucune réaction pour le moment !

 

Condamné à un an de prison ferme, fin juin, pour entrave à la circulation d’un avion, il est l’un des très rares syndicalistes à être emprisonnés en France – le juge d’application des peines du tribunal de grande instance de Nouméa vient d’ailleurs, ce lundi, de rejeter la demande d’aménagement de peine formulée par les avocats du président de l’USTKE.

 

Gérard Jodar explique les conditions de sa détention ainsi que la situation sur le Caillou. Ses proches lui ont fait parvenir les questions que nous lui avons posées par écrit.

 

D’abord, comment allez-vous ?

 

Je vais très bien car je suis soutenu par beaucoup de militants, par un collectif et par ma famille. Je suis au Camp Est, seule prison du pays, et cette expérience est très enrichissante. Les constats que je fais sont terribles. D’abord, 97 % des détenus sont des jeunes Kanaks. La prison, prévue pour 190 détenus, en compte 417. Nous sommes cinq ou six dans les cellules crasseuses de 11 m2. Nous avons droit à une demi-heure de promenade le matin et l’après-midi dans une petite cour. Il n’y a aucune structure de formation en interne pour permettre la réinsertion de tous ces jeunes détenus. Nous n’avons droit qu’à deux visites d’une demi-heure par semaine. La nourriture est loin de correspondre aux besoins et aux normes. Quand je pense que la France est le pays des droits de l’homme… Bravo ! Il faut qu’une mission parlementaire vienne faire un constat et atteste de ce que je dis. Du côté du personnel pénitentiaire, les choses ne sont pas mieux : sous-effectifs, mauvaises conditions de travail, les gardiens sont découragés. Nous sommes toujours dans une colonie et pas très loin de l’époque du bagne.

 

Que vous reproche-t-on ?

 

Nous sommes victimes de l’acharnement de l’Etat au travers de l’action des forces de l’ordre et du parquet de Nouméa. Cela fait deux fois depuis début 2008 que nous sommes chargés par plusieurs centaines de policiers et gardes mobiles, alors que nos mobilisations, dans le cadre de grèves générales licites, étaient pacifiques. Dans le dernier conflit, celui d’Aircal [une compagnie aérienne locale, ndlr], lors de l’assaut violent des forces de l’ordre, nous avons été contraints de nous réfugier à vingt-huit dans deux avions dont les portes étaient ouvertes pour nous protéger et attendre la fin des affrontements. Nous sommes tous passés devant le tribunal, et pour des faits strictement identiques, les condamnations vont de l’amende à douze mois ferme pour le responsable de notre fédération BTP et moi-même, en passant par la prison avec sursis. Ces décisions sont totalement discriminatoires, voire surréalistes. Il n’y a eu aucune instruction malgré la requête de nos avocats, et ce fut un procès exclusivement à charge.

 

En vous maintenant en détention, ne fait-on pas de vous un symbole de la résistance aux autorités et au patronat calédoniens ?

 

Etre un symbole ne fait pas partie de mes ambitions. Je veux être et rester avant tout un militant qui se bat pour plus de justice sociale, pour une juste et effective répartition des richesses, pour le rééquilibrage en faveur du peuple kanak, pour la construction d’un pays multiculturel dans le cadre d’une communauté de destin. Malheureusement, ici, il vaut mieux tenir un discours politicien que faire preuve de sincérité et d’honnêteté intellectuelle. Le patronat, en grande partie, n’aime pas l’USTKE car notre syndicat n’hésite pas à se mobiliser et dénonce la répartition aberrante des richesses. Un quart de la population est en dessous du seuil de pauvreté et une autre partie de cette population vit dans l’opulence et le luxe.

 

Pour le haut-commissaire de la République, Yves Dassonville, « Aircal est un prétexte. Ce qui est fondamentalement recherché par l’USTKE, c’est de créer de la tension ». Que pensez-vous de cette affirmation ?

 

Dans notre pays, il faut que certains arrêtent de fantasmer. Depuis la prison, j’ai entendu tout et n’importe quoi sur ce conflit. Si, comme nous l’avions souhaité, les négociations avaient débuté dès le départ de la grève, et non plusieurs mois après, le conflit aurait été réglé de suite, et rien de ce qui s’est produit n’aurait eu lieu. Mais comme je vous l’ai dit, il ne faut jamais occulter le fait que nous sommes un syndicat indépendantiste et que l’Etat, le patronat et la droite locale ne rêvent que d’une chose, voir l’USTKE disparaître. Là encore, il faut qu’ils arrêtent tous de fantasmer.

 

José Bové accuse Yves Dassonville « de jeter de l’huile sur le feu ». Partagez-vous cette analyse ? Pensez-vous qu’il doive rester en fonction ?

 

En trente ans, je n’ai jamais vu un haut-commissaire donner des instructions aussi brutales et tenir un discours aussi radical sous prétexte de maintenir l’ordre public. Nous ne sommes pas dans un pays de voyous, comme il se plaît à nous traiter. Il n’a pas su tenir compte de la culture du pays et c’est grave. Il est effectivement préférable qu’il soit muté ailleurs et que quelqu’un de plus diplomate prenne sa place.

 

Alors que le conflit s’envenime, on constate une mobilisation des jeunes aux côtés de l’USTKE. Comment expliquez-vous ce front commun ?

 

Je voudrais avant tout dénoncer les propos du haut-commissaire qui a déclaré que l’USTKE enrôlait et armait la jeunesse afin de l’utiliser contre l’Etat et déstabiliser le pays. Encore une déclaration qui illustre bien sa méconnaissance de la réalité. Je voudrais aussi dire que je condamne le saccage et le pillage des commerces ou d’installations publiques. J’ai la chance de fréquenter beaucoup de jeunes : ils ne croient plus à la politique d’aujourd’hui, n’ont plus confiance dans les institutions et n’ont aucun débouché professionnel. Lorsqu’on n’a plus d’espoir dans l’avenir, voire plus d’avenir, eh bien on réagit par réflexe ! On voit des syndicalistes se faire taper dessus par les forces de l’ordre, on entend des discours radicaux tenus à leur encontre, qu’est-ce que se disent alors les jeunes ? Battons-nous à leurs côtés, peut-être que cela créera une prise de conscience qui pourrait apporter un changement des comportements en notre faveur. La jeunesse est l’avenir du pays, ne pas la prendre en compte, c’est ruiner tous les espoirs de vivre un jour dans un pays où chacun aura sa place.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui du gouvernement et de Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer ?

 

Le gouvernement français se doit de respecter intégralement les dispositions de l’accord de Nouméa de 1998. Ces accords doivent conduire à une vraie décolonisation, et il est donc fondamental que la sincérité prévale dans cette démarche. Si le peuple kanak et les citoyens du pays se sentent trahis, leurs réactions seront fortes. Marie-Luce Penchard est venue pour la première fois chez nous et elle n’a pas pris la mesure des choses. Elle est restée dans le superficiel aux côtés de ses collègues de la droite locale. C’est dommage. Le Medef local accuse votre organisation de prendre en otage l’économie calédonienne…

 

Le Medef local, qui vient d’ailleurs de se diviser, n’a qu’une démarche, celle d’accentuer les profits pour une minorité sous l’habillage du développement économique. De nombreux patrons gagnent beaucoup d’argent chez nous mais placent cet argent ailleurs. Le Medef local est fondamentalement anti-indépendantiste et n’arrête pas de nous dire qu’ici, c’est la France. Alors pourquoi le salaire minimum est-il plus bas chez nous, pourquoi les avantages sociaux sont-ils inférieurs ? Lorsqu’on pose la question à certains patrons, ils nous répondent : "Estimez-vous heureux qu’on vous donne du travail !"

 

Quels sont les liens entre l’USTKE, la CGT et le NPA d’Olivier Besancenot ?

 

Des liens forts, fraternels, qui doivent renforcer notre détermination à faire changer les choses. Lors de la dernière campagne électorale, nous avons choisi pour slogan "Un autre monde est en marche" parce que nous avons la chance d’être des hommes de terrain et que les constats que nous faisons jour après jour sont écœurants. L’argent se concentre sur une minorité alors qu’une majorité vit de plus en plus mal. La plupart des discours politiques sont trompeurs, et dans un petit pays comme le nôtre, ils sont téléguidés par le patronat.

 

Qu’est-ce qui a changé depuis les accords de Matignon de 1988 ?

 

L’USTKE a été la seule organisation syndicale à avoir signé les accords Matignon-Oudinot par la plume de son président fondateur, Louis Kotra Uregei. Ces accords ont été dans un premier temps un "cessez-le-feu" qui mettait un terme aux événements de 1984-1988. Ces accords, suivis par ceux de Nouméa, doivent, pour nous, conduire à la reconquête de la souveraineté. Cette souveraineté devrait nous permettre de gérer notre pays en toute responsabilité. Choisir notre système de développement social, économique, de santé, d’enseignement. Décider de nos relations internationales. Les accords doivent donc s’inscrire dans cette démarche afin que nous construisions ensemble ce pays multiculturel pour lequel nous nous battons. Mais avec un préalable très important, celui de restituer au peuple kanak sa place légitime de peuple autochtone, seul peuple colonisé, au centre du nouveau pays. Malheureusement, beaucoup trop de gens encore font croire que l’indépendance, c’est la pauvreté, l’anarchie, l’exclusion de ceux qui ne veulent qu’une chose, que surtout rien ne change, car ils vivent richement et égoïstement. Il faut aussi dire que les donneurs de leçon n’arrêtent pas de parler de démocratie et de liberté dans un pays où il n’y a qu’une chaîne de télévision, appartenant à l’Etat, un seul quotidien et cinq stations de radio. Dans ces conditions, comment pouvez-vous imaginer qu’il y ait une réelle liberté de parole ? Alors bien évidemment, les responsables politiques de droite en profitent pour diffuser un discours systématiquement basé sur "heureusement que nous sommes français, sinon !!!" J’ai déjà demandé des débats publics portant sur notre approche de l’indépendance avec des élus de droite sur le plateau télé de RFO ou sur les ondes radio. Pour l’instant, on nous rétorque que personne ne veut s’abaisser à dialoguer avec nous sur ce thème. Je voudrais aussi dire que nous sommes indépendantistes mais pas antifrançais, et cet amalgame, encore trop utilisé, est indigne.

 

Les récents troubles sont-ils dus à la grosse vague d’immigration métropolitaine que la Nouvelle-Calédonie connaît depuis dix ans ?

 

Effectivement, depuis que la paix civile est revenue dans le pays, nous assistons à une vague de plus en plus importante d’immigration en provenance de France. Le peuple kanak et ceux qui ont été reconnus comme victimes de l’histoire vont devenir minoritaires si rien n’est fait. Nous avons demandé qu’un texte soit voté pour protéger l’emploi en faveur de cette population. Un texte a bien été préparé, mais il ne répond pas assez fortement à nos aspirations. Quand on connaît la crise économique que traverse la France et la facilité avec laquelle ceux qui débarquent arrivent à trouver du travail au détriment de ceux qui sont citoyens du pays, on ne peut qu’être choqué. Vous savez, dans les tribus ou les quartiers populaires et les squats de Nouméa, la capitale est appelée "Ville Blanche" parce qu’il n’y a plus que des Européens. Il faut stopper cette immigration qui n’a comme but que la mer, le soleil et le fric.

 

Comment voyez-vous la situation dans le pays ?

 

Si toutes les compétences régaliennes sont bien transférées avant le référendum de 2014, si les discours de la peur cessent, si la volonté de construire un pays prospère dans le cadre d’une réelle communauté de destin par le rééquilibrage est effectivement mise en œuvre, tous les espoirs sont permis. Dans le cas contraire, faute d’émancipation par la réparation des dommages dus à la colonisation, l’espoir sera alors vain.

 

Recueilli par MATHIEU ECOIFFIER

Source : Libération
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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE
Vendredi 14 août 2009

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Affectation des agents dans les sites mixtes

Paris, le 5 août 2009

 

 

 

Instruction relative aux éléments de cadrage et d’orientation en matière de ressources humaines dans le cadre de la mise en place des sites mixtes

 

La mise en œuvre effective du programme sites mixtes sur l’ensemble du territoire constitue la traduction majeure de la fusion pour l’ensemble des acteurs de l’emploi à l’interne comme à l’externe. L’objectif visé est que tous les sites mixtes soient effectivement ouverts d’ici à la fin de 2009.

La présente note a pour objet de rappeler les principaux éléments de cadrage et d’orientation relatifs à la gestion des ressources humaines dans le cadre de cette mise en œuvre.

 

 

I - Affectation des agents 

 

Un site mixte peut être composé dans une période transitoire d’une ou plusieurs implantations, avec pour ambition, à terme, de regrouper l’ensemble de ses services sur une seule. Lorsqu’un site mixte comporte plusieurs implantations, chacune est considérée comme un lieu de travail habituel sur lequel chaque agent est susceptible de travailler indifféremment, quelle que soit sa localisation géographique.

 

La constitution des équipes d’un site mixte peut s’opérer selon les 3 cas suivants :

 

I - 1 / transfert du personnel vers un site mixte à implantation unique :

Dans ce cas (§ 5.1.1 et § 5.2.3 de l’instruction du 23 mars 2009 relative au déploiement des sites mixtes), les équipes existantes sont transférées de fait vers le nouveau site. Il n’y a donc pas de procédure spécifique de mouvement de personnel ou d’expression de vœux. Le directeur régional prend une décision collective de transfert du personnel.

Les agents concernés peuvent bénéficier s’ils en remplissent les conditions, des dispositions relatives à la prime exceptionnelle de mutation prévue par la note du 3 avril 2009.

 

I - 2 / création d’un site mixte à multi-implantation géographique :

Lorsque la création d’un site mixte résulte de la transformation d’une ou plusieurs des unités existantes en un seul site comportant plusieurs implantations « front et back office » (§ 5.1.2 de l’instruction du 23 mars 2009 relative au déploiement des sites mixtes), les agents concernés sont susceptibles de travailler indifféremment, en fonction du planning des activités, sur les différentes implantations de ce site.  

Des entretiens peuvent être menés avec les intéressés pour déterminer le mode de fonctionnement le plus approprié au regard des besoins du service, en prenant en considération au mieux les souhaits des agents. Le directeur de site décide ensuite de l’organisation du service. Le changement induit dans les conditions de travail des salariés protégés doit recueillir leur accord écrit, y compris pour ceux relevant du statut de droit public.

 

I - 3 / constitution de plusieurs sites mixtes suite à une recomposition de plusieurs unités existantes :

Lorsque la constitution de plusieurs sites mixtes résulte d’une restructuration impliquant plusieurs unités existantes (§ 5.1.3, § 5.2.1 et § 5.2.2 de l’instruction du 23 mars 2009 relative au déploiement des sites mixtes), il convient de diffuser avec la mention «prévisible » l’ensemble des postes concernés par cette restructuration au sein du territoire concerné.

Cette diffusion limitée aux  structures concernées par la réorganisation peut se faire par voie d’affichage au sein de celles-ci et tout autre moyen utile. Les directeurs de site veillent à ce que l’ensemble des agents ait connaissance de cette diffusion.

Seuls les postes en création ou non pourvus sont diffusés dans la BDE à cette occasion.

Les agents formulent leur demande et le directeur régional prend la décision d’affectation. Il informe a posteriori la CPL pour les mouvements des agents publics en cas de changement de lieu de travail (cas où la restructuration s’opère sur une même résidence administrative ou résidence administrative pluri communale) ou consulte en amont cette instance en cas de changement de résidence administrative.

Pour les agents de droit privé, il s’agit d’une mobilité au sens de la convention collective de l’Assurance Chômage lorsque l’on est au-dessus des seuils prévus pour le « double volontariat » (50 mn-35km trajet aller),

 

 

 

II -  PROCEDURES

 

Les opérations de mouvements de personnels sur les sites décrits au paragraphe I ci-dessus peuvent se réaliser en deux temps si cela répond aux besoins de la réorganisation : d’abord pour les membres de l’équipe locale de direction et ensuite pour les équipes.

Les opérations administratives d’affectation du personnel peuvent être préparées avant l’ouverture des nouveaux sites et la consultation des instances représentatives du personnel (CE, CHSCT) ;  la prise de poste effective doit intervenir ensuite, au moment de l’ouverture des sites et après les consultations nécessaires de ces instances.

Il revient au directeur régional d’élaborer le calendrier des mouvements spécifiques liés à la réorganisation du réseau. Il est à noter que les élections professionnelles en cours ne concernent pas les commissions paritaires locales instituées par le statut de 2003. Il est par ailleurs possible de réunir les instances représentatives du personnel transitoires (CE, CHSCT) jusqu’à la date du premier tour du scrutin.

 

A l'issue du processus d’affectation, les dossiers individuels des agents concernés sont mis à jour pour tenir compte des modifications substantielles intervenues. Il conviendra notamment :

- d’établir un avenant, soumis à la signature des salariés de droit privé, lorsque leurs activités, leur filière d’affectation, leur fonction ou leur lieu de travail lorsqu’il figure au contrat de travail initial sont modifiés significativement et de leur remettre une fiche descriptive d’activité,

- d’adresser une lettre d’information individuelle aux agents de droit public dont seul le lieu de travail a été modifié ou une décision administrative lorsqu’il s’agit d’un changement de résidence administrative.

Ces dernières dispositions ne s’appliquent pas aux personnels qui ont été retenus dans le cadre des postes publiés dans la Bourse des Emplois auxquels sont remis des avenants ou des décisions administratives, selon leur statut d’appartenance.

 

III -  Déplacement des agents entre les implantations

 

Les agents interviennent indifféremment dans les différentes implantations du site sous l’autorité hiérarchique et fonctionnelle du directeur, sans qu’il y ait besoin d’une lettre de mission. Les modalités d’intervention sont définies par le directeur de site. Elles font l’objet d’une note de service. L’agent est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées dans le cadre de ces modalités d’organisation et il doit se conformer aux instructions données à ce titre par son directeur de site.

Le temps de déplacement entre les implantations au cours d’une même journée est considéré comme temps de travail.

 

 

IV - Management

 

Un site mixte est caractérisé par un management unique.

 

Le management type d’un site est composé d’un directeur, éventuellement d’un directeur adjoint, d’un ou plusieurs responsables d’équipe de production et d’un responsable de l’équipe d’appui à la production, qui peuvent en outre assumer la fonction d’adjoint de direction. Si l’organisation du site conduit à mettre en place au moins trois équipes de production, un poste de directeur adjoint peut être créé, celui-ci peut avoir un rôle hiérarchique par rapport aux responsables d’équipe par délégation expresse.

 

Le directeur  et le directeur adjoint sont des agents du niveau IVB ou à partir du coefficient de base 300. Pour les sites de grande taille, dont l’effectif est au moins de 100,  le poste de directeur peut être positionné en VA ou à partir du coefficient de base 350. Le pourvoi de ces postes passe nécessairement par une diffusion nationale dans la Bourse des emplois. La diffusion des postes de directeur adjoint intervient après le pourvoi des postes de directeur. Dès communication des décisions de nomination des directeurs de site mixte par le directeur général, les intéressés prennent leurs fonctions même si la création physique du site n’est pas encore aboutie. Ils supervisent dans ce cas les implantations devant constituer le futur site mixte et préparent la mise en place complète de ce site.

 

Il est à noter que dans les sites de moins de 15 agents dont le maintien est validé par le directeur général, le poste de responsable de site est du niveau IVA ou à partir du coefficient de base 250.

 

Les responsables d’équipe de production et d’appui à la production sont des agents du niveau IVA ou à partir du coefficient de base 250. Le directeur de site décide, en concertation avec son directeur territorial, de l’attribution de la responsabilité d’équipe parmi les ex-adjoints, ex-assistants de production et ex-animateurs d'équipe professionnelle.

Seuls les postes vacants ou en création peuvent être diffusés.

 

Il est nécessaire d’assurer en permanence la présence d’au moins un membre de l’équipe locale de direction sur chacune des implantations constitutives du site mixte.

 

 

V - Organisation interne

 

V - 1 - Horaires d’ouverture des sites au public

La durée hebdomadaire d’ouverture des sites recevant du public ne peut être inférieure à 35 heures, selon des horaires harmonisés régionalement, dans les conditions prévues par l’instruction du 7 mai 2009..

 

V - 2 - Aménagement du temps de travail 

Les dispositions des accords fixant les modalités d’horaire variable des agents quel que soit leur statut d’origine continuent de s’appliquer dès lors qu’elles sont conciliables avec les horaires d’ouverture. Dans le cas contraire, une négociation de révision de ces accords au niveau local devra être engagée conformément aux dispositions de l’instruction susvisée. L’agent qui intègre un site suite à une mobilité consécutive à la mise en place des sites mixtes se voit appliquer les modalités d’horaire variable de son statut en vigueur dans le site d’accueil.

 

V - 3 - Outil de gestion des temps

Dans l’attente du déploiement du système cible de gestion des temps, la solution transitoire retenue dans tous les cas pour les agents de droit public est la conservation de Chronos avec badgeage virtuel.

Pour les agents de droit privé, lorsque le site mixte résulte de la transformation d’un ancien site ANPE, la solution Bodet / Horoquartz peut être retenue si le logiciel est opérationnel sur Intranet et si le badgeage virtuel est compatible avec les accords locaux. Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie,  une solution transitoire Chronos avec programmation des accords locaux doit être mise en place. Lorsque le site mixte résulte de la transformation d’un ancien site Assurance chômage, la solution est le badgeage physique ou virtuel via Bodet / Horoquartz. Dans le cas d’une création de nouveau site mixte,  la solution correspond à celle décrite dans le cas d’une transformation d’un ancien site ANPE. Les éléments de choix seront détaillés ultérieurement dans une note technique.

 

 

Toute difficulté d’application de la présente note doit être signalée au département juridique et règlementation de la DGA RH.

 

 

 

 

                                                                            Le directeur général

 

 

                                                                             Christian CHARPY

 

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE

ETHIQUE

 

Notre métier, c’est en priorité d’aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail, et c’est ce que les chômeurs attendent légitimement de nous. Or
IL N ‘Y A PAS D’EMPLOI POUR TOUS
La multiplication des entretiens ne créera pas d’emploi mais augmentera les risques, pour les demandeurs, d’être contraints, harcelés et sanctionnés

Nous,SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE, déclarons ne pas vouloir nuire, de quelque façon que ce soit, à des gens blessés par la privation d’emploi et de revenu.
Nous refusons d’exclure de l’exclusion et nous ne générerons plus aucune radiation sans avoir pris le soin d’en mesurer la portée morale et les préjudices

Nous proposerons mais n’imposerons pas les prestations.
Nous ne mettrons pas de force les chômeurs dans des petites cases.

Nous n’utiliserons pas le chantage à la radiation.
Nous refusons d’être désignés nommément à la colère des chômeurs.
Nous refusons d’être une police sociale conditionnée à la répression au détriment de notre mission de service public de conseil à l’emploi.
Ni les chômeurs ni les salariés des services de l'emploi ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation du marché de l’emploi et de la précarisation croissante.

Nous sommes solidaires des chômeurs.
Nous refusons de contribuer à la production de chiffres falsifiés, fausses offres et faux entretiens, et nous choisissons de recentrer nos pratiques professionnelles sur l’aide à nos usagers dans le respect de leurs droits de citoyens.
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE
 

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