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jeudi 27 août 2009 par la rédaction de Montray Kreyol
Delphine Prudhomme, enseignante, membre du LKP, co-secrétaire académique du SNES-Guadeloupe, est aujourd’hui poursuivie par le rectorat pour son activité militante et pour ses idées.
Dans un document daté du 22 juin 2009 – qui n’est arrivé que le 2 juillet – M. Firmin Pierre-Marie, secrétaire général du rectorat, annonce que notre camarade et amie fait l’objet de poursuites disciplinaires sur la base d’un rapport écrit par son proviseur, M. François Dechosal, à l’issue du mouvement de grève générale de janvier-mars 2009. Ce que MM. Dechosal et Pierre-Marie reprochent à Mme Prudhomme ? Certainement pas la qualité de son travail, attestée par son dernier rapport d’inspection (mai 2008) – rapport qui a été « mystérieusement perdu » au rectorat. Ce qu’on lui reproche, par écrit, c’est d’avoir participé à la grève du 16 décembre 2008, d’avoir organisé, le 14 janvier 2009, une assemblée générale des personnels du lycée Jardin d’Essais, d’être proche de l’organisation Combat Ouvrier et de participer à la rédaction du journal Rebelle !
C’est donc bien le « délit » de syndicalisme et d’opinion que les autorités cherchent à réprimer. Pire, tout en exigeant que notre camarade boucle sa défense « dans un délai raisonnable », les mêmes autorités lui interdisent aujourd’hui de consulter son dossier administratif avant le 25 août, date à laquelle, selon M. Pierre-Marie, il contiendra de « nouvelles révélations ». Étrange procédé qui consiste à poursuivre une militante syndicale d’abord, et à monter un dossier contre elle après...
On se croirait revenus 40 ans en arrière, à l’époque où, beaucoup de Guadeloupéens s’en souviennent, le pouvoir colonial chassait sans vergogne du « département » les fonctionnaires jugés trop « remuants ».
La preuve : militante depuis près de quinze ans, Delphine Prudhomme n’a jamais été inquiétée tant qu’elle vivait en France, mais ses déboires ont commencé immédiatement à son arrivée en Guadeloupe, en septembre 2003 ! Les tentatives d’intimidation se sont multipliées à mesure qu’elle s’impliquait dans le mouvement social antillais… comme si on lui reprochait de ne pas rester à sa place « d’expat’ blanche ».
Le LKP, le SNES-Guadeloupe, l’Intersyndicale de l’Éducation et le Comité de soutien à Delphine Prudhomme exigent l’arrêt immédiat des poursuites contre notre camarade et appellent la population guadeloupéenne à participer aux actions de soutien qui auront lieu dans les prochaines semaines.
LKP : Élie DOMOTA
SNES-Guadeloupe : Alex BISSAINTE
Intersyndicale de l’Éducation : René BEAUCHAMP
Comité de Soutien à Delphine Prudhomme : Max CÉLESTE O690.35.78.31
mail : menendez@wanadoo.fr
Notre métier, c’est en priorité d’aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail, et c’est ce que les chômeurs attendent
légitimement de nous. Or
IL N ‘Y A PAS D’EMPLOI POUR TOUS
La multiplication des entretiens ne créera pas d’emploi mais augmentera les risques, pour les demandeurs, d’être contraints, harcelés et sanctionnés
Nous,SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE,
déclarons ne pas vouloir nuire, de quelque façon que ce soit, à des gens blessés par la privation d’emploi et de revenu.
Nous refusons d’exclure de l’exclusion et nous ne générerons plus aucune radiation sans avoir pris le soin d’en mesurer la portée morale et les préjudices
Nous proposerons mais n’imposerons pas les prestations.
Nous ne mettrons pas de force les chômeurs dans des petites cases.
Nous n’utiliserons pas le chantage à la radiation.
Nous refusons d’être désignés nommément à la colère des chômeurs.
Nous refusons d’être une police sociale conditionnée à la répression au détriment de notre mission de service public de conseil à l’emploi.
Ni les chômeurs ni les salariés des services de l'emploi ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation du marché de l’emploi et de la précarisation croissante.
Nous sommes solidaires des chômeurs.
Nous refusons de contribuer à la production de chiffres falsifiés, fausses offres et faux entretiens, et nous choisissons de recentrer nos pratiques professionnelles sur l’aide à nos usagers dans
le respect de leurs droits de citoyens.
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE
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