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QUI SOMMES NOUS?

SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE refuse de se laisser lier les mains
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE développe son action en fonction des seuls intérêts
du monde du travail, quel que soit le pouvoir en

place. Pour nous, faire du syndicalisme est un choix
non un plan de carrière, ni une profession. A ce titre,
nous refusons de bénéficier d’avantages particuliers
liés à notre activité syndicale.Un syndicat indépendant sans être
neutre.La défense des salariés ne s’arrête pas une fois franchie
la porte de l’Etablissement. C’est pourquoi nous
participons aux mobilisations pour défendre les services
publics, les chômeurs, les sans droits, pour l’égalité
des femmes et des hommes, contre le racisme et
l’extrême droite ou pour une « autre mondialisation ».
C’est aussi pourquoi nous appartenons à l’Union Syndicale
Solidaires qui, avec ses 90 000 adhérents regroupe
des syndicats de tous les secteurs professionnels.

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AGENTS DE PÔLE EMPLOI
PRECAIRES - CHÔMEURS - EXCLUS
Mercredi 24 juin 2009

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Le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès avait été présenté comme historique. Si

l’on excepte la volonté quasi monarchique de s’exprimer sans débat devant les deux

chambres du Parlement, il n’en sera rien. « Rien ne sera plus comme avant » a dit le président

de la République en parlant de l’après crise. Au-delà de la rhétorique, on cherche pourtant

en vain dans son discours des éléments concrets qui indiqueraient l’amorce d’un changement

de cap. La énième répétition de la nécessité de partager les profits équitablement,

sans qu’aucune mesure concrète ne soit annoncée, ni aucune échéance fixée, indique que,

sur ce terrain comme sur d’autres, les actes sont encore loin des mots.

Au-delà des mots, ce discours confirme les orientations antérieures et même les obsessions

présidentielles. Ainsi, par exemple, il tonne contre le soi-disant égalitarisme régnant en

France, alors que tous les rapports, même les plus officiels comme le rapport Cotis, indiquent

que les inégalités ont explosé dans notre pays. Il veut supprimer totalement la taxe

professionnelle, nouveau cadeau au patronat, et les augmentations d’impôts pour les plus

riches sont exclues. La fiscalité française est pourtant particulièrement inégalitaire et les

mesures fiscales récentes n’ont fait qu’aggraver cette situation.

Comment donc, dans ces conditions, lutter contre le déficit budgétaire, sinon en réduisant

les dépenses publiques utiles à la population ? Le président de la République confirme cette

orientation avec la suppression d’un fonctionnaire sur deux, la poursuite de la désastreuse

réforme de l’hôpital et l’annonce de nouvelles mesures régressives sur les retraites. De plus,

il annonce que l’instauration d’une taxe carbone sera un moyen pour « alléger les charges

qui pèsent sur le travail », formule néolibérale pour désigner le financement de la protection

sociale qui verrait donc ses ressources frontalement attaquées.

Alors que la récession s’installe et que le président de la République est bien obligé de

reconnaître que « l’idée selon laquelle la crise serait soi-disant terminée (…) est une idée

dangereuse », les mesures pour la combattre sont quasi inexistantes. Seul point positif, l’annonce

que tout licencié économique puisse garder son salaire et recevoir une formation pendant

un an. Encore faudra-t-il vérifier la réalité de cette annonce et les modalités de financement.

L’annonce d’un emprunt est, soit un non événement, l’Etat empruntant régulièrement sur les

marchés financiers, soit relève essentiellement d’une opération de communication visant à

essayer de faire de cette opération un plébiscite pour l’action gouvernementale dans le cas

où il serait levé auprès du public.

Pour l’Union syndicale Solidaires, le discours de Nicolas Sarkozy, au-delà de l’opération de

communication et d’autopromotion, annonce de nouvelles attaques contre les droits des

salariés, notamment en matière de protection sociale. C’est par la mobilisation unitaire, un

mouvement d’ensemble, qu’il faudra y répondre.

Le 22 juin 2009

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE
Lundi 22 juin 2009

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Le procès de 28 syndicalistes de l’USTKE (Union des Syndicats des

Travailleurs Kanaks et des Exploités) s’est tenu à Nouméa le 16 juin. Le

procureur a requis de lourdes peines de prison : 15 mois ferme contre

Gérard Jodar, le président du syndicat, de 3 mois à 1 an ferme contre six

autres militants et des peines avec sursis pour les autres. Le verdict doit

être rendu lundi 29 juin.

Ce qui s’est passé lors de la journée de mobilisation du 28 mai à

Nouméa : au cours d’un rassemblement organisé par l’USTKE le 28 mai dernier à

l’aérodrome Magenta à Nouméa les forces de l’ordre sont intervenues violemment contre

les syndicalistes venus soutenir les employés d’Air Calédonie en lutte depuis 3 mois

contre un licenciement abusif. Face à une pluie de grenades lacrymogènes dont certaines

envoyées en tir tendu, les syndicalistes se sont repliés sur le tarmac et certains se sont

réfugiés dans les avions en stationnement. 28 militants dont le président du syndicat, et

plusieurs membres de la direction ont été arrêtés et inculpés « d’entrave à la circulation

d’un aéronef » (les avions étaient vides et en stationnement) et détérioration d’un aéronef

alors que ce sont les policiers et gendarmes qui ont fait des dégradations en intervenant

violemment dans les avions. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire

quelques jours et deux responsables de la fédération du bâtiment sont toujours incarcérés.

L’USTKE est le premier syndicat du territoire, la répression et la criminalisation de

son action est la marque de la volonté de l’Etat dans cette colonie de casser le syndicat

par tous les moyens. Depuis l’arrivée sur le territoire du haut commissaire Dassonville,

l’équivalent du préfet dans les colonies, les condamnations à de la prison et à de lourdes

amendes se multiplient. Le jour même des affrontements sur l’aérodrome, le haut

commissaire, dans une conférence de presse a prétendu que des explosifs avaient été

trouvés dans les avions ce qui bien entendu s’est révélé faux. Mais ces propos visaient à

assimiler le combat syndical au terrorisme pour salir l’action des militants.

En 2008, 22 membres de l’USTKE ont été condamnés à de la prison ferme pour les

affrontements qui avaient suivi l’intervention, à 2 heures du matin, des gendarmes mobiles

contre le piquet de grève à la société CARSUD. Les accusés ont aussi écopé de 140 000

euros d’amende…

Nous dénonçons la répression policière et judiciaire

systématique contre l’USTKE et ses militants.

Nous appelons à soutenir les syndicalistes de l’USTKE et

exiger l’arrêt des poursuites contre eux et leur relaxe pour

éviter que ne s’instaure à partir de cette lointaine colonie une

jurisprudence dangereuse pour tous les militants syndicaux.

Collectif SOLIDARITE KANAKY – http://www.solidaritekanaky.org

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Par SYNDICAT SUD ANPE GUYANE

ETHIQUE

 

Notre métier, c’est en priorité d’aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail, et c’est ce que les chômeurs attendent légitimement de nous. Or
IL N ‘Y A PAS D’EMPLOI POUR TOUS
La multiplication des entretiens ne créera pas d’emploi mais augmentera les risques, pour les demandeurs, d’être contraints, harcelés et sanctionnés

Nous,SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE, déclarons ne pas vouloir nuire, de quelque façon que ce soit, à des gens blessés par la privation d’emploi et de revenu.
Nous refusons d’exclure de l’exclusion et nous ne générerons plus aucune radiation sans avoir pris le soin d’en mesurer la portée morale et les préjudices

Nous proposerons mais n’imposerons pas les prestations.
Nous ne mettrons pas de force les chômeurs dans des petites cases.

Nous n’utiliserons pas le chantage à la radiation.
Nous refusons d’être désignés nommément à la colère des chômeurs.
Nous refusons d’être une police sociale conditionnée à la répression au détriment de notre mission de service public de conseil à l’emploi.
Ni les chômeurs ni les salariés des services de l'emploi ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation du marché de l’emploi et de la précarisation croissante.

Nous sommes solidaires des chômeurs.
Nous refusons de contribuer à la production de chiffres falsifiés, fausses offres et faux entretiens, et nous choisissons de recentrer nos pratiques professionnelles sur l’aide à nos usagers dans le respect de leurs droits de citoyens.
SOLIDAIRES SUD EMPLOI GUYANE GUYANE
 

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